26 de dez de 2012

La France des Biscuits et Gâteaux




Fonte: http://mademoisellebonplan.fr/2012/09/27/visites-gratuites-des-fabriques-de-biscuits-et-gateaux-francaises/

20 de dez de 2012

Algérie x France - Nouvel Observateur


ALGERIE. La leçon d’Histoire du professeur Hollande

Créé le 20-12-2012 à 20h28 - Mis à jour à 21h04

Devant les parlementaires algériens, le président n’a pas fait repentance mais dénoncé l’injustice et la violence de l'ère coloniale. De notre envoyé spécial à Alger.

François Hollande à Alger, jeudi 20 décembre. (CHESNOT/SIPA)
François Hollande à Alger, jeudi 20 décembre. (CHESNOT/SIPA)

En se rendant au Palais des Nations où le président français devait prononcer, jeudi 20 décembre, un discours très attendu devant les deux chambres du parlement algérien, les suiveurs s’étaient munis de leur détecteur de mensonge historique. La machine, un rien poussiéreuse, n’avait guère servi depuis les déclarations de Jacques Chirac puis de Jospin sur la responsabilité de l’Etat français dans la rafle du Vel d’hiv. A vrai dire, l’engin d’une rare puissance de calcul avait implosé après le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar sur l’homme africain qui n’était pas entré dans l’Histoire et le bilan "globalement positif" de la colonisation…
Après l’alternance du 6 mai, l’appareil entièrement révisé allait-il à nouveau permettre d’apprécier la pertinence des discours ? Oui ! Branché sur la sortie son de Hollande, l’aiguille de ce capteur n’a pas frémi. Le président français n’a donc pas menti ! Loin de présenter les excuses attendues et réclamées depuis tant d’années par le régime algérien, le septième président de la Cinquième République s’est dit tenu par un "devoir de vérité sur la violence, sur l’injustice, sur les souffrances et sur la torture".

Pas de déni, pas de repentance

Et puisque  "rien ne se construit dans le déni", il a bel et bien incriminé la colonisation comme « un système profondément injuste et brutal et destructeur". "Je reconnais ici les souffrances que le système colonial français a infligé au peuple algérien", a-t-il poursuivi en décernant une mention spéciale de l’horreur aux massacres de Setif – "le 8 mai 1945, la France a manqué à ses valeurs universelles"-, mais aussi les exactions infligés aux populations civiles de Guelma et de Kherrata.
Fidèle à son esprit de synthèse, François Hollande a ratissé large en appelant au "respect de toutes les mémoires". Que les archives, y compris celles de l’armée française, s’ouvrent aux chercheurs français comme algériens ! "La paix des mémoires à laquelle j’aspire repose sur la connaissance et la divulgation de l’Histoire." Autrement dit : plus les peuples connaîtront leurs histoires complexes et fracturées, plus ils seront enclin à la tempérance. Hollande n’a pas voulu haranguer l’assemblée algérienne. Mais tel l’instituteur d’Albert Camus, éveiller les esprits.

Numéro d'équilibriste

Hommage fut rendu aux "grandes consciences françaises qui ont su s’élever contre l’injustice de l’ordre colonial", de Georges Clémenceau à François Mauriac en passant par Germaine Tillon et André Mandouze. Autrement dit, il y eut du bon et du moins bon dans chaque camp. Raisonnable, François Hollande a fait sienne la conception défendue par le président Bouteflika d’une "lecture objective de l’Histoire". On comprend donc que ce travail savant doit être entrepris des deux côtés de la Méditerranée.
Rien à voir donc avec les revirements de Nicolas Sarkozy en 2007 qui, après avoir qualifié le système colonial de "profondément injuste" avait, le soir même, reçu des représentants de la communauté harki. Tollé à Alger ! Les parlementaires algériens qui ont attentivement écouté François Hollande ne s’y sont pas trompés. Ils ont applaudi debout le discours présidentiel. Mais sans débordement d’enthousiasme. Toute leçon d’histoire n’est pas de nature à soulever les passions. "Il ne pouvait rien dire d’autre. Et ce qu’il a dit était juste", tranchait Patrick Mennucci, membre de la délégation française. A quoi bon, dans ces conditions, utiliser un détecteur de propos historiques ?
Sylvain Courage - Le Nouvel Observateur

10 de dez de 2012

6 de dez de 2012

L'architecte Oscar Niemeyer s'est éteint à l'âge de 104 ans - Le Nouvel Observateur

Créé le 06-12-2012 à 06h57 - Mis à jour à 12h13
Surnommé "l'architecte de la sensualité", le Brésilien a conçu de nombreux bâtiments phares, dont notamment le siège de l'ONU à New York. 


L'architecte brésilien Oscar Niemeyer. (Ricardo Moraes/AP/SIPA)
L'architecte brésilien Oscar Niemeyer. (Ricardo Moraes/AP/SIPA)

L'architecte brésilien Oscar Niemeyer, qui a révolutionné l'architecture moderne dont la ville de Brasilia est devenu un symbole, est décédé mercredi 5 décembre à Rio de Janeiro à l'âge de 104 ans.

600 oeuvres réalisées

Né le 15 décembre 1907 à Rio, dans une famille bourgeoise d'origine allemande, portugaise et arabe, Oscar Ribeiro de Almeida de Niemeyer Soares, a participé à la réalisation de plus de 600 oeuvres en 70 ans de carrière. Une vingtaine sont encore en cours de réalisation dans divers pays.
C'est en 1940 que Niemeyer fait la connaissance du futur président Juscelino Kubitschek, qui lui donnera la "joie" de construire ex-nihilo Brasilia, l'actuelle capitale du Brésil, avec l'urbaniste Lucio Costa et le paysagiste Roberto Burle Marx.
"On voulait faire des immeubles qui créent une certaine stupeur parce qu'ils étaient différents", avait déclaré ce pionnier de l'utilisation du béton.

De nombreux prix

Inaugurée le 21 avril 1960, Brasilia, dont il a réalisé les bâtiments phares, lui a fait remporter d'innombrables prix, comme le Pritzker (le Nobel d'architecture) en 1988.
"Ce petit homme frêle au regard vif aimait se rendre tous les jours dans son atelier aux grandes baies vitrées donnant sur la plage de Copacabana. Depuis quatre ans, il ne se déplaçait plus qu'en chaise roulante, après une fracture du bassin.
Au cours des dernières années, il avait été hospitalisé à plusieurs reprises, la dernière le 2 novembre en raison d'une déshydratation et pour la pose d'une sonde gastrique. Depuis, sa fonction rénale s'était détériorée, d'après son médecin.

"Il ne reste que deux communistes dans le monde, Oscar et moi"

Ces dernières années, il n'avait de cesse de répéter qu'"avoir 100 ans, c'est une merde" et qu'"il n'y a rien à commémorer !"
Surnommé "l'architecte de la sensualité" en raison de ses bâtiments tout en courbes, il est resté athée et militant communiste jusqu'à la fin dans un pays marqué par les inégalités sociales.
"Il ne reste que deux communistes dans le monde, Oscar et moi", avait dit en 1995 le dirigeant cubain de l'époque, Fidel Castro, lors d'une visite à l'architecte dans son atelier.
Le jour de ses 102 ans, Niemeyer confiait que sa seule consolation était de "voir que le Brésil était devenu plus égalitaire depuis l'arrivée au pouvoir d'un ancien ouvrier", l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).

Concepteur du siège des Nations unies

C'est en 1936 qu'il avait fait la rencontre décisive du Français Le Corbusier, à Rio, dont il se disait le disciple. Son premier grand travail sera le "Complexe de la Pampulha" (à Belo Horizonte) achevé en 1943 et "l'un de ses préférés".
L'architecte brésilien a participé notamment à la conception du siège des Nations unies (1952), à New York, et a dessiné le Musée d'art contemporain de Niteroi (1996), près de Rio, célèbre pour sa forme de soucoupe volante.
La France, qui l'a accueilli pendant ses années d'exil alors qu'il fuyait la dictature, compte près d'une vingtaine d'oeuvres, dont le siège du Parti communiste à Paris (1965) et la Maison de la Culture du Havre (1972).
En 1928, Niemeyer s'était marié avec Annita Bildo avec qui il a eu une fille. Leur union durera 76 ans, jusqu'au décès d'Annita fin 2004. Sa fille, Anna, était décédée en juin d'un emphysème pulmonaire.
A l'âge de 98 ans, il s'était remarié avec sa secrétaire, Vera Lucia Cabrera, alors âgée de 60 ans.
Lors du dernier carnaval de Rio, Niemeyer avait encore visité les travaux de rénovation du Sambodrome, qu'il avait construit il y a trente ans et où se dérouleront certaines des compétitions des Jeux olympiques de 2016 à Rio.

Fonte: http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20121206.OBS1676/l-architecte-oscar-niemeyer-s-est-eteint-a-l-age-de-104-ans.html

Pardon?

type-lovers:

Velvetyne type foundry
http://type-lovers.tumblr.com/post/36802352562/velvetyne-type-foundry